Société

Les hydrocarbures en RDC à l’ère actuelle

Le gouvernement poursuit son offensif dans la promotion des appels d’offres des blocs pétroliers et gaziers lancés au mois de juillet dernier par le Président Félix Tshisekedi.

La question était abordée par le ministre des hydrocarbures, Didier Budimbu, à l’occasion de la 28e édition de « Africa Oil Week » au Cap Town en Afrique du Sud (Semaine Africaine du Pétrole).
Il s’agit bien d’une semaine d’offres et de transactions stimulantes à travers l’amont africain avec des opportunités inégalées qui stimulent les investissements et la conclusion d’accords pour façonner l’avenir de l’Afrique. Ces assises ont réuni des gouvernements, des compagnies pétrolières nationales et internationales, des indépendants, des investisseurs, la communauté G & amp ; G et des prestataires de services.
A cette occasion, Didier Budimbu, ministre des hydrocarbures, a invité ces potentiels investisseurs à rejoindre le train des appels d’offres lancés par la RDC, tout en garantissant de l’amélioration du climat des Affaires.
« Aujourd’hui, la RDC ouvre ses portes à travers le monde entier. Il y a un nouveau régime, ce dernier veut que les choses puissent réellement changer, ceux qui vont venir investir peuvent être rassurés par rapport à la sécurité fiscale et juridique qui est mis en place pour faciliter les transactions. Je peux vous garantir qu’il n’y aura aucune corruption dans tout ce qui se fera dans ce processus et je peux aussi vous garantir que tous les investisseurs seront sécurisés et le tout va se faire avec une grande transparence », a souligné ce dernier dans son discours mardi 4 octobre 2022.

« Entre temps, je sais qu’il y a des craintes par rapport à l’environnement. On attend à gauche et à droite mais je peux vous garantir que la RDC, à travers mon ministère et celui de l’environnement, nous mettons tout en œuvre pour que tout ce qui est du point de vue environnement que nous puissions continuer à être le pays solution de notre planète. Nous savons aujourd’hui que nous sommes le premier poumon de l’humanité à travers le bassin du Congo et tous savons aussi qu’au niveau de la forêt équatoriale, le Gabon sait exploiter son pétrole, ça fait plus de 50 ans et la planète continue à respirer et il y a aussi des techniques qui sont à notre disposition pour que nous puissions faire tout ce qui est exploration et exploitation responsable. Ce que nous avons mis en place rien ne pourra se faire sans les enquêtes d’impact environnemental qui pourront permettre la suite après l’attribution des blocs », a-t-il ajouté.

Pour lui, son pays s’est engagé dans la voie qui consiste à la mise en valeur durable de ses ressources en vue d’assurer son développement économique et social.

« Après les crises successives que traverse le monde notamment la pandémie à Covid-19 et le conflit russo-ukrainien, nous avons tous été incités à réfléchir sur la sécurité énergétique de nos pays respectifs, de notre cher continent africain ainsi que des défis à rélever face aux enjeux de la transition énergétique. Le processus lancé par mon ministère est centré autour de trois axes. S’agissant de l’axe technique, les experts de mon ministère après adoption du dossier des appels d’offre par le conseil des ministres de notre gouvernement, ont travaillé sur l’organisation des données techniques pétrolières disponibles avec l’assistance technique de la société Excalibur dans le but déclarer les soumissionnaires sur le choix judicieux à faire dans le cadre de ce processus des appels d’offre », renchérit-il.
« S’agissant de l’axe juridique et fiscal, il était question de revoir certaines dispositions en vue de rendre notre processus public, transparent, impartial et compétitif devant permettre d’aboutir à la mise en place des partenariats gagnant-gagnant dans l’intérêt mutuel des investisseurs et des populations congolaises. S’agissant de l’axe environnemental, les travaux concertés entre mon ministère et celui de l’environnement et développement durable ont permis à notre gouvernement d’adopter le dossier final sur la sélection des blocs en tenant compte des aires protégées ainsi que des zones interdites. Nous avons donc levé l’option de concilier l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures à la protection de l’environnement. Les ressources en hydrocarbures de la RDC ne pourront plus rester des ornements dans le sous-sol car nous avons le devoir de répondre aux multiples besoins de notre population. Nous comptons donc sur la valorisation de nos ressources en Hydrocarbures afin de soutenir les efforts du gouvernement dans le secteur énergétique. Mon Pays, la RDC a souscrit aux engagements internationaux en matière environnementale, nous n’avons aucunement l’intention d’y renoncer ».

Par la même occasion, il a présenté le chronogramme de son portefeuille relatif au processus des blocs pétroliers et gaziers. À l’en croire, ces activités vont s’exécuter en deux phases.

« La phase de la présélection ou pré-qualification qui consiste à la réception des candidatures des sociétés pétrolières ou consortium dans l’objectif de rassurer de leur capacité technique et financière. La phase de sélection uniquement consacrée aux sociétés soumissionnaires des offres techniques et financières présélectionnés à la phase précédente en vue de l’attribution des droits des hydrocarbures d’exploration et d’exploitation. Il y a lieu de noter la phase de présélection pour les trois blocs gaziers du Graben du Lac Kivu sera clôturée ce 10 octobre, et le 12 octobre aura lieu le dépouillement public des candidatures déjà enregistrées. Faisant référence à notre chronogramme des activités, la phase de sélection des Blocs gaziers précités sera clôturée à la fin du mois d’octobre 2022 avec la signature des contrats de partage de production avec les sociétés soumissionnaires. Cependant, les candidatures de sociétés ou consortium pour les blocs pétroliers peuvent être déposées jusqu’au 29 janvier 2023 pour la phase de présélection ou de pré-qualification. Quant à la phase de sélection, l’attribution des droits des hydrocarbures, d’exploration et d’exploitation aux sociétés soumissionnaires après dépôt de leurs offres techniques et financières interviendra d’ici le mois de juin 2023 », a détaillé le représentant légal, Didier Budimbu, des hydrocarbures.

Ces assises tenues en Afrique du Sud ont coïncidé avec les travaux de la Pre-Cop 27 tenus du 3 au 5 octobre 2022 à Kinshasa. Au cours de ces travaux, l’envoyé spécial des USA en charge du climat a émis le vœu de voir le gouvernement congolais retirer sur le marché certains blocs pétroliers en vue d’assurer la protection de l’environnement.

Du côté gouvernement, c’est une autre opinion. Pour Kinshasa, le retrait de ces blocs pétroliers sur le marché ne doit se faire qu’avec une contrepartie en vue d’avoir des moyens conséquents pour apporter des solutions aux problèmes de sa population.

Sam Zola

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